Vodoun days" au Bénin : origine, mystère et histoire d'une religion mal comprise
Le vodoun fait-il appel à la
sorcellerie ou à des forces maléfiques invisibles pour détruire l'humain ou ses
projets ? En tout cas, beaucoup de choses se disent concernant cette religion
ancestrale pratiquée par de nombreuses personnes aujourd'hui en Afrique de
l'Ouest surtout, en Amérique du Sud et dans certaines parties de l'Europe. Certains
d'ailleurs réduisent cette religion au fétichisme et au charlatanisme, ce qui
traduit toute la négativité qu'on lui colle. Mais comme nous allons le voir
dans les lignes qui suivent, pour Dodji Amouzouvi, professeur en Sociologie à
l'Université Abomey-Calavi du Bénin et qui a fait des recherches sur cette
religion, le vodoun n'a rien à voir avec la sorcellerie ni avec des pratiques
maléfiques comme on tente de la peindre. Le Bénin, depuis 2024, s'attèle à
révéler le vodoun au monde entier. Le pays s'apprête d'ailleurs à sortir et
montrer les secrets de la religion ancestrale à travers laquelle il affirme son
identité. Du 8 au 10 janvier, les couvents vodoun à Ouidah, à travers tout le
pays et d'ailleurs, seront ouverts au public. Faire découvrir le patrimoine vodoun au monde
et provoquer chez les gens la curiosité et l'envie d'en apprendre plus, ce qui
les fait voyager au Bénin et, par ricochet, provoquer à un boom touristique
dans le pays. C'est l'un des objectifs que poursuivent les organisateurs de ces
journées autour du vodoun. Les « Vodoun days » comme il est de
tradition depuis 2 ans, tiennent en haleine tout le Bénin pendant deux jours
qui sont déclarés fériés, chômés et payés. Ce sont des festivités au cours
desquelles plusieurs divinités avec leur rôle dans la société sont présentées
au public. C'est également une occasion pour les adeptes vodoun qui, après
avoir expliqué les conditions dans lesquelles il faut se trouver pour adorer
ces divinités, les démystifient et les débarrassent de tout le mal qu'on pense
de cette religion. Pour ces festivités, « la ville de Ouidah est plus que
jamais prête, les rues totalement propres », confie à BBC News Afrique
Christian Houetchenou, maire de la ville de Ouidah qui ajoute qu'un certain
nombre de jeunes ont été recrutés pour « la sécurité de la ville et la gestion
du trafic ».
Source : BBC News Afrique

